Πέμπτη, 10 Δεκεμβρίου 2009

Du côté de 1 F groupe 2




Les feux de forêts
Avec quinze millions d'hectares de forêts, soit un peu plus du quart du territoire national, la France se place au troisième rang des pays les plus boisés de l'Union Européenne.
Mais cette richesse naturelle, à laquelle vient s'ajouter l'importante diversité des zones forestières françaises constituées de 136 essences d'arbres différentes, rend le territoire plus vulnérable aux incendies.
Chaque année des milliers d'hectares sont dévastés par les flammes, en dépit d'une stabilisation encourageante du nombre annuel de départs de feux.
Cette vulnérabilité n'est cependant pas identique pour toutes les zones forestières et subforestières du territoire. Seule la moitié des surfaces boisées est particulièrement vulnérable aux incendies, soit environ sept millions d'hectares de forêts (sauf années exceptionnelles comme en 1976). Les quatre millions d'hectares de maquis et garrigue de la région méditerranéenne et de la Corse, ainsi que le million d'hectares de forêts de pins dans les Landes sont tout particulièrement concernés.
Les incendies de forêt sont beaucoup moins meurtriers que la plupart des catastrophes naturelles. Ils n'en restent pas moins très coûteux, tant au niveau des moyens matériels et humains mis en œuvre, que des conséquences environnementales et économiques qui en découlent. Ainsi en 2002, plus de 125 millions d'euros ont été consacrés à la prévention et à la lutte contre les feux en France.
Face à ce constat, l'État mène une politique de prévention active, dont la priorité est l'information du public et des usagers de la forêt.
Les conséquences écologiques du feu en forêt
Le feu peut affecter la qualité du sol et les organismes qui y vivent. Plus le feu est chaud plus les dégâts engendrés au sol sont grands. Il touche évidement la faune parce qu’il détruit puis change son habitat pendant plusieurs années. Pendant le feu, plusieurs animaux peuvent mourir. Les dégâts qu'ils causent font fuir les animaux.
Lorsque le feu s’attaque à l'habitat d’hiver des gros mammifères, ceci peut devenir problématique, parce qu’un grand incendie peut les priver d’un abri et de leur source de nourriture.
Comme on peut le constater, un feu amène beaucoup de changements dans la nature.
Les feux entraînant la dégradation de la forêt, ils contribuent dans le même temps à augmenter l’impact des autres risques naturels.
La disparition de la couverture végétale aggrave les phénomènes d’érosion et les conditions de ruissellement des eaux superficielles. La destruction des paysages suite au passage des flammes a une grande répercussion au sein de la population locale. Les incendies répétitifs détruisent de façon quasiment irréversible le patrimoine naturel entraînant des pertes économiques difficilement chiffrables.
Les conséquences sur les personnes et les biens
À la différence de la plupart des catastrophes naturelles, les feux de forêt font principalement des victimes parmi les pompiers. Ils sont très coûteux en termes d’impact humain, économique, matériel et environnemental.
Ces dernières années, le nombre de feux et la taille des surfaces touchées tendent à diminuer, grâce à des conditions météorologiques favorables et aux mesures de prévention mises en œuvre. On constate une forte diminution des causes accidentelles (dépôts d’ordures, lignes électriques, voies ferrées…) et de la malveillance dans les départs de feux.
Dans les départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur les plus gravement exposés, la prévention des feux de forêts constitue une contrainte de plus en plus lourde pour l’aménagement du territoire.
L’effet de serre, responsable du maintien de températures propices à la vie à la surface de la planète, s’en trouve déséquilibré, ce qui induit de graves perturbations du système climatique complexe de la planète, dont le réchauffement global n’est qu’un aspect. Les conséquences dans de nombreuses régions seront catastrophiques pour l’économie de vastes communautés humaines. Les perturbations du cycle atmosphérique de l’eau sont le plus à craindre, modifiant le régime des pluies et de l’évaporation, et augmentant le nombre et la brutalité des cyclones tropicaux. La remontée du niveau des mers est probable. Selon son ampleur, elle mettra en péril des zones insulaires et littorales précises. Ce bouleversement climatique va se combiner, au vu des tendances prévisibles, avec la diminution continue de l’ozone stratosphérique et l’augmentation qui y est liée du flux de rayons ultraviolets solaires, cancérigènes, atteignant le sol.



Les conséquences sociales des feux de forêts
Chaque année, le feu dévore quelque 350 millions d'hectares de terres boisées, de friches et de cultures provoquant non seulement des dégâts considérables à la nature mais aussi aux habitations et aux propriétés tout en privant de leurs moyens d'existence des milliers, voire des millions, d'individus.Les incendies provoquent aussi des pertes en vies humaines. En outre, la destruction du couvert végétal par les incendies incontrôlés aggrave à la fois le réchauffement climatique, la pollution de l'air, la désertification et la perte de biodiversité.

Tous les espaces végétaliennes peuvent brûler un jour ou l'autre. Toutefois, la probabilité qu'un feu se développe est plus grande dans un peuplement de pins d'Alep, en été ou après un épisode de sécheresse durable, un jour de fort mistral en région méditerranéenne que dans une pessaire du Jura.
La lutte contre les feux de forêt fait appels à trois types d'intervenants : les forestiers, qui assurent une surveillance et peuvent procéder à des coupes préventives ; les pompiers, engagés sur le terrain ; les moyens aériens bombardiers d'eau :avions bombardier d'eau et hélicoptères.
Le déclenchement volontaire de feux pour brûler la végétation - combustible en puissance - sur la trajectoire d'un incendie en train d'avancer est une pratique assez courante dans les régions où l'eau est rare.Il est impossible d'éteindre un feu de forêt avec les moyens hydrauliques. La technique habituellement utilisée consiste à attaquer les fronts gauche et droit pour resserrer la tête et canaliser la propagation. L'attaque des fronts utilise soit des équipes au sol, soit des avions ou hélicoptères.
L'utilisation de bombardiers d'eau ne peut se faire que dans des zones sans personnel, le largage d'une dizaine de tonnes d'eau pouvant causer de graves blessures. Il y a donc une coordination radio indispensable entre les équipes au sol et les équipes aériennes. Lorsqu'une équipe au sol entend un moteur, elle lève la lance afin de signaler sa présence aux moyens aériens avec le jet d'eau et éviter les accidents.
L'eau peut être larguée seule ou avec des additif. On peut notamment effectuer un large d'eau additionnée de « retardant » sur la végétation voisine du feu pour éviter l'extension du sinistre (retardant dit « à long terme »). Il s'agit de poly phosphate d'ammonium additionné d' oxyde de fer qui lui donne une couleur rouge, il inhibe les réaction d'oxydation: la combustion dégage moins d'énergie, donc elle se propage moins vite. On utilise également fréquemment un tensioactif ou « agent mouillant » : en diminuant la tension superficielle de l'eau, celle-ci peut passer la couche grasse qui recouvre la végétation (le tensioactif agit à l'instar d'un savon), et par ailleurs, l'eau forme une pellicule plus fine, mais plus étendue, sur la végétation.
Par ailleurs, on procède à la protection des populations en les évacuant, et à la protection des habitations, qui consiste à rentrer les véhicules dans le garage, ou le mettre contre la façade opposée au sens du vent ; fermer les volets et les fenêtres ; arroser les habitations pour éviter l'échauffement par radiation ; établir un « front d'eau » face au feu pour que celui-ci contourne l'habitation. Cette manœuvre porte le nom de « défense des points sensibles » (DPS). La défense d'une habitation unique nécessite typiquement quatre véhicules, les habitations isolées dans la forêt posent donc de gros problèmes. Certaines entreprises proposent des arroseurs fixes à poser sur les maisons, de type gicleur.
Certains pays, comme par exemple les États-Unis, pratiquent des contre-feux : en brûlant une partie de la végétation de manière contrôlée, on prive le feu de carburantt lorsqu'il atteint la zone. Cependant, outre le fait que le feu peut « sauter » la zone, le contre-feu peut aussi échapper au contrôle des pompiers ou forestiers et devenir un nouveau foyer.Certains pays pratiquent également des coupes en urgence, par exemple au bulldozerr, dans le même but.

Qui est responsable ?
Au moment où certains pays du continent européen (Suisse, Autriche, Allemagne...) sont frappés par des intempéries avec des pluies torrentielles et inondations, les alertes se multiplient dans les autres pays européens du pourtour méditerranéen pour lutter contre les feux de forêts. La sécheresse a sa part de responsabilité dans les gigantesques incendies qui ont ravagé les forêts du Portugal, d’Espagne de la Grèce et la garrigue en France, mais bien moins que la responsabilité directe de l’homme.Depuis près d’une décennie, d’immenses régions forestières de la planète s’embrasent tour à tour : en 1997, les forêts de la Malaisie et de l’Indonésie ont été les premières ravagées par d’immenses feux, puis en 1998, l’Amazonie brésilienne, l’île de Palawan aux Philippines, ainsi que le Mexique. En 2003, 2004 et en 2005, des centaines de milliers d’hectares de forêts des pays méditerranéens, dont le Maroc, l’Algérie, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et la France, ont flambé toute la saison d’été. Les causes réelles de ces incendies sont bien connues, mais souvent on accuse la nature d’être à l’origine de ces feux. Pourquoi les incendies sont-ils devenus si nombreux et si fréquents ? L’effet de changement climatique est-il responsable de ces incendies de forêts? Quelle est la part de responsabilité de l’homme dans ces incendies ? Que peut-on faire pour éviter une répétition de ces catastrophes environnementales à l'avenir ?

L’éducation et la sensibilisation par les médias
Les pays concernés et menacés par les feux de forêts pourraient sauver, chaque année, des vies humaines, des grandes superficies de forêts, et faire l’économie des dépenses si les populations étaient mieux informées et formées en matière de prévention et de lutte contre les incendies. Les pays européens dépensent, chaque année, des milliards d'euros pour la lutte contre les incendies de forêts et pour les subventions de reboisement. Malgré l’effet de changement climatique et l’effet de sécheresse qui favorisent ces incendies de forêts, l’intervention anthropique reste la principale cause des incendies de forêts dans le monde. Selon les statistiques, dans 90% des cas, les humains sont les premiers responsables de ces feux de forêts. Contrairement aux autres parties du monde, où un certain nombre de feux est d'origine naturelle, le bassin méditerranéen se caractérise par la prédominance de feux provoqués exclusivement par l'homme. Les facteurs directs favorisant les feux de forêts sont connus depuis longtemps: culture sur brûlis, conversion des forêts en champs cultivables, incendies d'origine criminelle ou accidentelle, feux pour brûler les détritus, matériaux et produits rapidement inflammables, pratiques domestiques... La prévention et la lutte doivent impliquer en premier lieu les riverains à proximité des forêts. Investir dans l’information et la formation en matière de lutte contre les incendies de forêts réduira aussi bien le nombre de ces incendies ainsi que les coûts de leur extinction. Aussi longtemps que les populations ne réaliseront pas le danger qu'il y a à allumer un feu en pleine forêt sans prendre de précautions, surtout en période sèche, les feux vont continuer à ravager chaque année des grands espaces forestiers de notre planète. Le coût d'une campagne d'éducation en matière de lutte contre les feux de forêts est dérisoire comparé aux coûts d'un Canadair. Avec le prix de ce dernier, on pourrait informer et former des millions de personnes en prévention et lutte contre les feux de forêts.

La Grèce a lancé une vaste campagne d'éducation en matière de prévention et de lutte au niveau national au lendemain de gigantesques incendies qui ont réduit en cendre plus de 100 000 ha. Grâce à cette campagne, 10 000 ha seulement de forêts ont été détruits par le feu en 2004. Les techniques de télédétection spatiale sont aujourd’hui indispensables pour la surveillance de l’environnement. Les radiomètres à Très Haute Résolution (AVHRR), embarqués sur la série de satellites NOAA sont parmi les meilleurs systèmes pour la surveillance des feux grâce à la combinaison d'une très bonne résolution temporelle (plusieurs images par jour), d'une résolution spatiale moyenne de 1x1 km2 et d’une résolution spectrale suffisante avec des images dans 5 canaux allant du visible à l’infrarouge. Les canaux dans l'infrarouge moyen et thermique sont utilisés pour la détection automatique des feux de forêts, et complétés par l'utilisation des canaux visible et proche infrarouge pour calculer les valeurs du NDVI (Indice de Végétation Différence Normalisée) pour les périodes précédant et suivant les feux, afin de générer des cartes d'extension des incendies. On utilise également les séquences temporelles de NDVI pour générer un « indice de risque » pour les feux futurs. Le coût de ces opérations de télédétection reste très modéré par rapport aux lourdes opérations mobilisées en cas de feux de forêts. Enfin, il faut adapter une nouvelle législation environnementale à l’échelle mondiale qui persuaderait les populations, les industriels et les exploitants agricoles et forestiers de ne pas pratiquer ou provoquer les feux de forêts. Il est vrai que la plupart des pays prévoient des peines variées en cas d'incendie délibérément provoqué; cependant, il est difficile de prouver par les tribunaux s’il s’agit d’un incendie criminel, accidentel ou naturel. En plus, les instruments juridiques dont disposent la majorité des pays ne prévoient pas des sanctions lourdes et sévères en cas de feux de forêts d’origine criminelle. L'infraction à la réglementation est généralement punie par de simples amendes.


From: Alexis KIMPYNECK - Matthieu LALANNE - Steve LEBRETON - Stéphen LITAUDON MERANDET - Fabien MARION - Christopher RABAULT - Maximilien RUET - Jordan THOMMAS - Dorian VANIER




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